Un week-end attendu avec impatience, et pour cause : c’est le premier de la nouvelle promotion du GFHM ! Direction Orpierre, pour grimper, prendre le temps de mieux se rencontrer et bien-sûr profiter de l’apéro en fin de journée.
Le samedi, nous prenons la direction du secteur Éternel Féminin – un nom très à propos – dans lequel s’alignent les cordées sous le soleil. Chacune y trouve son compte, malgré le fameux pas « carrelage » qui n’a pas su pour autant nous démotiver : certaines reprennent la grimpe et soignent leur mental, d’autres migrent rapidement vers la Paroi Jaune pour s’essayer à des projets plus physiques. Les cordées tournent, c’est l’occasion de rencontrer ses futures partenaires de montagne en contexte : super ambiance de dépassement de soi et d’encouragements !
En fin de journée, un banquet d’apéro nous attend au camping, suivi du repas préparé par nos aînées Marion, Oriane et Sev. C’est aussi l’occasion de fêter l’anniversaire de Perrine avec une fondue au chocolat et des magnifiques chouchous-tchoutches, merci Juliette !
Le lendemain, on vise plus à l’ombre en prenant la route du secteur Belleric où l’échauffement nous met face à un autre style de rocher un peu plus patiné et quelques mouvs « les pieds dans les oreilles ». Puis nous suivons l’ombre qui se déplace à gauche, avant de converger vers le secteur Château et ses superbes dalles. Là encore, des combats mentaux menés avec brio, puis la rencontre de deux italiens sympathiques qui nous laissent leurs dégaines pour essayer une voie.
Une superbe journée où la météo était de notre côté, et qui se clôture par un bon débrief (mais surtout des glaces) au café du village, avant de reprendre la route de la maison.
En somme, c’était un week-end motivant, plein d’enthousiasme, de rires et de progression, qui ne présage que du bon pour la suite ! Même si pour certaines l’épreuve de faire ses lacets est un peu douloureuse dans les jours qui suivent…
Amandine, Juliette, Coline, Mathilde, Juliette, Perrine, Mariana, Kim
Le week-end du 12-13 avril ont eu lieu les sélections de la nouvelle promotion 2025-2027 du GFHM.
Le GFHM quésaco ?
Le GFHM ou Groupe Féminin de Haute Montagne rassemble 8 femmes qui, durant 2 ans, vont se former à la pratique des sports de montagne tels que l’alpinisme, l’escalade, ou encore le ski de randonnée avec des guides ou des initiatrices diplômées.
Le but étant de promouvoir la pratique féminine en montagne et ainsi d’inciter d’autres femmes à pratiquer. A l’issue de la formation, les membres peuvent choisir de transmettre à leur tour en passant le diplôme d’initiateur alpinisme.
L’équipe de bénévoles pour les sélections 2025
En janvier 2025, ce sont plus de 90 femmes qui ont envoyé leur dossier de candidature pour espérer intégrer le GFHM. Après avoir étudié minutieusement les profils de chacune, les bénévoles et anciennes recrues du GFHM ont retenu une vingtaine de dossiers pour le weekend de sélection.
Épreuve d’escalade sur le site de La Cullaz
Le samedi 12 avril, les candidates se sont retrouvées à 8h au Grand Bornand et ont, chacune leur tour, été évaluées sur différentes épreuves : une randonnée chronométrée avec sac lesté, des ateliers d’escalade en chaussons, des ateliers techniques en grosses (chaussures d’alpinisme), des entretiens de motivation avec un jury.
A la fin de la journée, après une bonne bière en terrasse pour les candidates et des délibérations intenses pour le jury, les résultats sont tombés.
Félicitations à Mathilde Bonnetier, Kim Dessoules, Perrine Lacroix, Amandine Lefevre, Juliette Marquet, Juliette Sionneau, Mariana Vanrell, et Coline Marchand !
Merci à toutes les candidates et aux bénévoles pour ces beaux moments d’échanges, de partages et de solidarité féminine.
Photo de groupe avec toutes les candidates
À bientôt, la nouvelle promo a hâte de vous partager leurs prochaines aventures !
Perrine, Juliette, Coline, Mariana, Mathilde, Juliette, Kim et Amandine
Incroyable, c’est à l’unanimité que notre demi-groupe souhaite se retrouver dans le massif de Belledonne : chaîne de moyennes montagnes, traversée d’aucun axe routier. C’est le rdv idéal pour éviter les bouchons du chassé-croisé des vacanciers des sports d’hiver, et l’effet de Foehn annoncé en altitude.
J – 3 : Proposition de Seb : J1 Goulotte Oulala, J2 Grasse matinée, avec nuitée au refuge non gardé de l’Oule. Enfin, c’est comme cela qu’on l’avait interprété. Dubitatives, presque attristées, on prépare J1 comme à notre habitude, en off, selon la course suggérée par notre guide. On s’interroge sur J2 ; peut-être que Seb est fatigué par sa saison d’hiver ; il veut nous proposer un dernier weekend à la cool ; on va faire de la péda… Marjo trouve ça vraiment dommage de faire une grasse mat’ pour notre dernier weekend guide. Mais bon, on conçoit, jusqu’à l’avant-veille.
J – 2 : Et si par curiosité on tapait dans CamptoCamp « Grasse matinée ». Bingo ! Depuis le temps, on aurait dû s’en douter. Rien à voir avec une nuit prolongée en refuge ; il s’agit d’une course sauvage, variée, complète, qualifiée « ambiance-ambiance » par Sébastien Escande, lui-même, qu’il ouvre en 01.2007. Le quiproquo n’aura pas duré bien longtemps, mais restera gravé dans les mémoires. On retrouve là bien notre Seb, aventurier et jamais à court d’idées. C’est parti pour le Der’ des Der’ !
J – 1 : La consigne : on doit tout gérer niveau matos et topos. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. A bas la légèreté, c’est le confort qui va primer. Nos corps en seront récompensés. On prend chacune bûche compressée, duvet léger et bon repas à partager ! Niveau matos : friends, câblés, piolets et crampons techniques + 3 petites broches par cordées (cf.topos…), allez une de plus au cas où.
J0 : Enfin, on y est : les retrouvailles, sous la bruine, au départ de la petite bourgade du Gleyzin. Répartition comme il se doit du matos, des vivres, du bois, sans oublier les : SnowPlak !!! Comme le veut la tradition du GFHM, elles doivent sortir chaque saison. La tradition est donc respectée 😊 Direction le refuge de l’Oule (ou Antoine Cros) pour une dépose de matériel.
Bien chargées mais heureuses de se retrouver, on dépasse le chalet du Plan ; on repère le couloir du Pertuis, qu’on empruntera le lendemain ; on traverse le ruisseau du Gleyzin, avant d’atteindre l’ancienne maison d’alpage. La montée jusqu’au refuge est efficace malgré les gros sacs. La météo s’améliore et c’est après une pause déjeuner et des sacs délestés, qu’on s’attaque à la 2ème partie de la journée : direction la goulotte Oulala, ouverte par une bande de 2 potes en 02.2022, jusqu’alors peu répétée.
J1 : On remonte le cirque de l’Oule équipés de nos SnowPlak. Notre Lolo machina nous fait la trace, dans la neige trafolée, jusqu’à atteindre le pied de la goulotte évidente qui raye le contrefort des rochers du Gleyzin. Au programme : 4 longueurs de mixte. Oriane et Laura s’équipent et partent en premières, suivies de la cordée de Marion et Marjo. Seb nous supervise comme à son habitude, qui plus est au soleil. La première longueur se déroule sans encombre et la ligne s’annonce plutôt bien formée.
Ça se corse au crux de L2. Oriane part la fleur au fusil avec sa quincaillerie et ses 3 broches dans une longueur difficilement protégeable… Le cigare est peu/pas formé et le rocher compact. Les 3 broches sont rapidement posées, et elle se retrouve à court de munitions. Malgré l’intention, c’est le BUT. Désescalade et retour à la case départ. Seb prend le lead pour le passage délicat. Entre temps, la 2ème cordée arrive, et il récupère leur matos. S’il passe, on laisse tout pour la 2ème cordée, car ce n’est pas facile à protéger. Après quelques encouragements, une broche de perdue (mais retrouvée) et une bonne dose de savoir-faire, Seb ouvre la longueur clé.
Ça y est, on devrait la sortir cette goulotte. Mine de rien, la 3ème longueur avec ses plaquages fins et son dry n’est pas si aisée, mais avec un peu d’ingéniosité on réussit à trouver les protections (pitonnage compris) dans ce terrain belledonnien.
Objectif ultime : sortir avant la nuit la dernière longueur et la descente de l’arête. On y arrive. En revanche, la redescente jusqu’au refuge se fera dans une belle obscurité. Toutefois, on parviendra miraculeusement à retrouver tout le matos perdu au pied de la face, ou presque… (avis aux amateurs de sensations : friend 0.75 vert oublié probablement avant le crux de L3 > récompense by GFHM à la clé si vous êtes une bonne âme).
C’est les derniers qu’on arrive au petit refuge de l’Oule. La cabane a déjà bien été investie par les skieurs, et le poêle bat son plein. On le complète avec nos bûches compressées. Nul doute, on aura bien chaud ce soir. Au menu : apéro cidre, soupes sous toutes ses formes, pâtes au pesto et dessert de profs ! On n’allait pas se laisser aller pour notre dernier dîner. Après un bref rétroplanning de la prochaine journée, c’est repu qu’on s’endort avant notre dernière course de la saison en weekend encadré.
6h, J2 : Réveil bien matinal pour une grasse matinée 😊 Après un petit-déjeuner gargantuesque, départ pour la fameuse goulotte, en rive gauche du couloir W du Pertuis, ouverte il y a quasi 20 ans par Seb.
L’ambiance, ici, y est écossaise. Il a neigé pendant la nuit et il continue de neigeoter. Après une nouvelle dépose de matériel à la base du couloir, on le remonte jusqu’aux pieds des difficultés aux alentours des 2050m. Comme l’indiquait la description du topo, c’est « ambiance-ambiance ». Les parois sont plaquées d’une fine pellicule de neige fraîche, la goulotte est encaissée dans l’un des contreforts du Pic N des Grandes Lanches. Les conditions sont plutôt excellentes, mise à part les quelques sprint drift qui glissent des parois enneigées. On évolue efficacement longueurs après longueurs. Cette fois-ci la cordée de Marion et Marjo a pris le lead. Malgré la radio, pas évident mentalement d’être la dernière cordée, notamment en goulotte, il faut des nerfs d’acier (et de bons réflexes pour éviter les glaçons…). Par conséquent, on change les dispositions des cordées. Marion ouvre une longueur en mixte mémorable, avec des protections parfaitement posées.
Marjo passe le crux sans difficultés. Pas de doute, elle a engagé ! Seb s’indigne de l’absence de protection à la sortie du crux. Petite piqûre de rappel : même si c’est facile après un passage vertical, on protège la sortie car risque de retour au sol !!!
On sort de nos 4 grandes longueurs de mixte pas peu fières. Pourtant, la course est loin d’être terminée, s’ensuit une traversée d’arête sur le fil alternant neige et rochers jusqu’au « vrai/faux » sommet des Grandes Lanches.
Le grésil fait même place à un rayon de soleil pour nous accueillir et nous ouvrir le paysage sur le vallon du Merlet. Enfin, on entreprend la redescente par un couloir jusqu’au Col du Pertuis, puis la redescente par le couloir du Pertuis jusqu’à notre dépose de matériel. Bien que la journée nous parût interminable, le timing est respecté ! Notre rétroplanning a fonctionné comme sur des roulettes, on est au parking à l’horaire fixé pour terminer en beauté.
Direction un bistrot allevardin pour un debrief final autour d’une pizza partagée. C’est mal nous connaître, finalement on surenchérit sur le projet final. Seb dans son enthousiasme légendaire, nous transmet avec toute sa générosité autant de propositions de courses qu’on n’aurait jamais imaginées, et nous aiguille sans jugement sur nos plans initiaux. Une belle fin de cursus en Belledonne, qui augure de prochaines aventures !!! Un tout grand merci à Seb, pour ce dernier voyage en demi-groupe.
Un tout grand merci à nos 2 guides : Maxime Fiorani et Sébastien Escande, pour ces 2 années de formation riches en aventures. Une spéciale dédicace à Séverine et Lara, nos 2 supers responsables bénévoles, merci pour leur investissement et leur bienveillance sans faille, pendant ces 2 ans. Merci à Christophe Moulin pour les 2 journées de formation glace qui resteront gravées.
Merci à notre partenaire Millet, leurs habits techniques ont été si précieux en montagne.
Merci à la région Auvergne Rhône-Alpes pour son soutien.
Et enfin, un immense Merci à la FFCAM de promouvoir le GFHM.
Et voilà 2 ans qui s’achève pour certaines d’entre nous. C’est en comité réduit que nous passons notre dernier week end en compagnie de max. Le programme … hum à nous de le faire. C’est sur les chapeaux de roue que nos esprits turbinent mais la neige fraiche et la météo ne nous facilitent pas la tâche.
Après de nombreuses réflexions, let’s go COGNES !!!
Une vallée incroyable avec des cascades en super condis autant vous dire qu’en sortant de l’ice et de nos 2 jours avec Christophe Moulin nos piolets sont chauds comme la braise enfin pas trop non plus, il ne faudrait pas que tout fonde ^^.
On décide de partir le vendredi soir pour dormir dans une petite auberge. Cela nous permet d’être sur place pour voir les quantités de neige accumulées et pour un départ matinal le lendemain (qui au final ne va pas s’avérer si matinal :p ouf)
Notre plan : aller dans Patri. La météo : mitigée le samedi et de la neige la nuit de vendredi à samedi. Notre motivation : à 150%
@Max Fiorani@Max Fiorani@Max Fiorani
Réveil vers 7h30, ouf il n’a pas tant neigé la nivo va être plutôt stable, par contre il ne fait vraiment pas très beau (tant mieux ça a dû en démotiver + d’un).
Marche d’approche au top magnifique. On croise même un petit chalet qui nous fait de l’œil. Après une petite heure, nous voilà au pied de Patri, le ciel commence à se découvrir et la cascade est magnifique. Estelle enchaîne les longueurs avec brio. Nous voilà arrivés à la bifurcation on prend patri de D ou patri de G : petite hésitation mais au vu de la beauté de patri de D et de la moindre fréquentation on fonce vers patri de D où on croisera les copains (merci à eux pour les photos et le ravito de broches. Descente en rappel puis à pied, on en a déjà pleins les yeux et le week-end n’est pas terminé. Retour à l’auberge, petit goûter et on repart dans la préparation pour demain.
@ Max Fiorani@ Max Fiorani
Check météo : grand beau/ on décide alors de partir sur des cascades qui ne sont pas exposées à l’Est. Notre choix se porte donc sur Stella Artice (merci aux copains qu’on a croisés et qu’ils l’ont fait le samedi pour les infos). Au vu de la configuration de la cascade et de la fréquentation en week-end un jour de beau temps on décide de se lever très très tôt. La nuit n’aura pas été sans appréhension et sans questionnement. La cascade est en condi oui, la météo est ok, on devrait être les 1ères si on ne se perd pas sur l’approche mais qu’en est-il de la difficulté, est ce qu’on peut brocher encore un peu partout ou est-ce un vrai gruyère comme patrie de D …
Allez let’s go et on analysera sur place. Départ de nuit à la frontale, trace GPS pour l’approche on est rodé pour ne pas perdre de temps On arrive au pied, il fait encore nuit et Estelle se lancera à la frontale dans la 1 ère longueur. L’aube se lèvera assez vite et nous fera découvrir l’incroyable cigare. 45 min plus tard, 1 puis 2 cordées au pied comme quoi il n’y a pas à tergiverser pour la cascade faut se lever tôt ! On dévore cette cascade, le sourire jusqu’aux oreilles. Les longueurs s’enchainent toutes aussi jolies et nous arrivons là-haut avec le soleil. On s’encourage, on se motive, on déconne. Un bel esprit de cordées qui nous donnent envie d’y retourner encore et encore. On est heureuse et je crois qu’on peut même dire qu’on est autonome : Mission réussie.
@ max Fiorani@ max Fiorani
Mais le week-end touche déjà à sa fin. Heureusement on a la banane choco qui nous attend dans la voiture pour nous réconforter.
Merci à Max de nous avoir fait confiance et nous avoir suivi dans notre plan. Merci pour les magnifiques photos.
Merci à toi Estelle d’avoir cette joie de vivre et cette motivation communicative.
Merci au groupe et à Seb pour ses 2 ans : vous avez encore un week-end à partager, dévorez-le et profitez de chaque instant.
Merci aux guides, merci à lara et Sev et merci à la team pour ses 2 ans d’apprentissage et de partage.
Merci à notre partenaire Millet sans qui on n’aurait pas survécu au froid et à la tempête bien des fois
Merci à la FFCAM de pouvoir rendre ce projet réalisable
Maintenant place aux sélections pour la prochaine promo !
Ça y est, l’heure de l’Ice est arrivée : c’est notre avant-dernier week-end avant de laisser la main à la nouvelle promo. C’est aussi la dernière fois qu’on se retrouve toutes les 8 avant notre expé finale qui aura lieu en Juin !
Une partie de l’équipe décide de partir dès le jeudi matin pour aller se remettre en bras sur la cascade de Villard d’Arène : une très belle découverte avec un accès des plus original, la possibilité de poser les moulinettes et une verticalité bien présente ! Ni une ni deux, nous voici piolets aux mains, crampons aux pieds, à taper du glaçon. Pour la plupart d’entre nous, cela fait presque un an que nous n’avons pas touché à la glace et cette petite remise en forme n’est pas de trop.
Nous sommes peut-être silencieuses en ces mois de fin d’été, mais plutôt actives ! Loin de nos guides, mais toujours tout près de nos montagnes. En ce début de septembre, nous avons pu suivre des week-ends de formation pour devenir encadrantes au sein des clubs alpins FFCAM, et aussi co-encadrer lors du Grand Parcours Alpinisme et Escalade en Oisans.
En effet, notre parcours d’apprentissage au sein du GFHM nous offre la possibilité de devenir encadrantes au sein des structures FFCAM. Ce processus est long, se découpe en plusieurs week-ends de formation. Parmi eux, nous avons passé un week end de révisions de manips dans l’Oisans, invités par le groupe dynamique des Jeunes Alpi Isère. C’est ainsi que Marjolaine et Karine d’un côté ont passé un week-end à la Grave, avec au programme, une grosse journée de révision de touuuutes les manips possibles et imaginables. Depuis la remontée sur corde, au cramponnage pente raide, en passant par le sauvetage d’un second pendu plein gaz. Suivi d’une journée de course d’application au Râteau Ouest en se mettant dans la peau d’une leadeuse qui traîne un second “boulet”.