Weekend autonomie

01 et 02 février 2025

Et voilà 2 ans qui s’achève pour certaines d’entre nous. C’est en comité réduit que nous passons notre dernier week end en compagnie de max. Le programme … hum à nous de le faire. C’est sur les chapeaux de roue que nos esprits turbinent mais la neige fraiche et la météo ne nous facilitent pas la tâche. 

Après de nombreuses réflexions, let’s go COGNES !!! 

Une vallée incroyable avec des cascades en super condis autant vous dire qu’en sortant de l’ice et de nos 2 jours avec Christophe Moulin nos piolets sont chauds comme la braise enfin pas trop non plus, il ne faudrait pas que tout fonde ^^.

On décide de partir le vendredi soir pour dormir dans une petite auberge. Cela nous permet d’être sur place pour voir les quantités de neige accumulées et pour un départ matinal le lendemain (qui au final ne va pas s’avérer si matinal :p ouf) 

Notre plan : aller dans Patri. La météo : mitigée le samedi et de la neige la nuit de vendredi à samedi. Notre motivation : à 150% 

Réveil vers 7h30, ouf il n’a pas tant neigé la nivo va être plutôt stable, par contre il ne fait vraiment pas très beau (tant mieux ça a dû en démotiver + d’un).

Marche d’approche au top magnifique. On croise même un petit chalet qui nous fait de l’œil. Après une petite heure, nous voilà au pied de Patri, le ciel commence à se découvrir et la cascade est magnifique. Estelle enchaîne les longueurs avec brio. Nous voilà arrivés à la bifurcation on prend patri de D ou patri de G : petite hésitation mais au vu de la beauté de patri de D et de la moindre fréquentation on fonce vers patri de D où on croisera les copains (merci à eux pour les photos et le ravito de broches. Descente en rappel puis à pied, on en a déjà pleins les yeux et le week-end n’est pas terminé. Retour à l’auberge, petit goûter et on repart dans la préparation pour demain.

Check météo : grand beau/ on décide alors de partir sur des cascades qui ne sont pas exposées à l’Est. Notre choix se porte donc sur Stella Artice (merci aux copains qu’on a croisés et qu’ils l’ont fait le samedi pour les infos). Au vu de la configuration de la cascade et de la fréquentation en week-end un jour de beau temps on décide de se lever très très tôt. La nuit n’aura pas été sans appréhension et sans questionnement. La cascade est en condi oui, la météo est ok, on devrait être les 1ères si on ne se perd pas sur l’approche mais qu’en est-il de la difficulté, est ce qu’on peut brocher encore un peu partout ou est-ce un vrai gruyère comme patrie de D … 

Allez let’s go et on analysera sur place. Départ de nuit à la frontale, trace GPS pour l’approche on est rodé pour ne pas perdre de temps On arrive au pied, il fait encore nuit et Estelle se lancera à la frontale dans la 1 ère longueur. L’aube se lèvera assez vite et nous fera découvrir l’incroyable cigare. 45 min plus tard, 1 puis 2 cordées au pied comme quoi il n’y a pas à tergiverser pour la cascade faut se lever tôt ! On dévore cette cascade, le sourire jusqu’aux oreilles. Les longueurs s’enchainent toutes aussi jolies et nous arrivons là-haut avec le soleil. On s’encourage, on se motive, on déconne. Un bel esprit de cordées qui nous donnent envie d’y retourner encore et encore. On est heureuse et je crois qu’on peut même dire qu’on est autonome : Mission réussie.

Mais le week-end touche déjà à sa fin. Heureusement on a la banane choco qui nous attend dans la voiture pour nous réconforter.

Merci à Max de nous avoir fait confiance et nous avoir suivi dans notre plan. Merci pour les magnifiques photos.

Merci à toi Estelle d’avoir cette joie de vivre et cette motivation communicative.

Merci au groupe et à Seb pour ses 2 ans : vous avez encore un week-end à partager, dévorez-le et profitez de chaque instant.

Merci aux guides, merci à lara et Sev et merci à la team pour ses 2 ans d’apprentissage et de partage.

Merci à notre partenaire Millet sans qui on n’aurait pas survécu au froid et à la tempête bien des fois 

Merci à la FFCAM de pouvoir rendre ce projet réalisable 

Maintenant place aux sélections pour la prochaine promo !

Estelle et Caroline

Ice Ecrins n°2

Du 16 au 21 janvier 2025

Ça y est, l’heure de l’Ice est arrivée : c’est notre avant-dernier week-end avant de laisser la main à la nouvelle promo. C’est aussi la dernière fois qu’on se retrouve toutes les 8 avant notre expé finale qui aura lieu en Juin !

Une partie de l’équipe décide de partir dès le jeudi matin pour aller se remettre en bras sur la cascade de Villard d’Arène : une très belle découverte avec un accès des plus original, la possibilité de poser les moulinettes et une verticalité bien présente ! Ni une ni deux, nous voici piolets aux mains, crampons aux pieds, à taper du glaçon. Pour la plupart d’entre nous, cela fait presque un an que nous n’avons pas touché à la glace et cette petite remise en forme n’est pas de trop.

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Co-encadrement au Grand Parcours de Villar d’Arène

14-15 septembre 2024

Nous sommes peut-être silencieuses en ces mois de fin d’été, mais plutôt actives ! Loin de nos guides, mais toujours tout près de nos montagnes. En ce début de septembre, nous avons pu suivre des week-ends de formation pour devenir encadrantes au sein des clubs alpins FFCAM, et aussi co-encadrer lors du Grand Parcours Alpinisme et Escalade en Oisans.

En effet, notre parcours d’apprentissage au sein du GFHM nous offre la possibilité de devenir encadrantes au sein des structures FFCAM. Ce processus est long, se découpe en plusieurs week-ends de formation. Parmi eux, nous avons passé un week end de révisions de manips dans l’Oisans, invités par le groupe dynamique des Jeunes Alpi Isère. C’est ainsi que Marjolaine et Karine d’un côté ont passé un week-end à la Grave, avec au programme, une grosse journée de révision de touuuutes les manips possibles et imaginables. Depuis la remontée sur corde, au cramponnage pente raide, en passant par le sauvetage d’un second pendu plein gaz. Suivi d’une journée de course d’application au Râteau Ouest en se mettant dans la peau d’une leadeuse qui traîne un second “boulet”.

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Eiger : Arête Mittellegi

07-08 septembre 2024

La Team Météo Incertaine se retrouve pour la deuxième partie de son week-end “Grande Course”. La météo n’est pas encore au top du top, mais nous ne nous décourageons pas. Nous optons donc pour une course en Suisse où les prévisions sont meilleures. Direction l’Eiger dans l’Oberland.

Nous nous préparons pour faire la traversée intégrale, qui consiste à partir à pied de Alpiglen, faire la traversée des Hörnli -jolie, grimpante, et assez sauvage-, dormir au refuge Mittellegi, puis continuer sur la fameuse traversée Mittellegi jusqu’au sommet de l’Eiger et redescendre par l’arête sud. Malheureusement la fenêtre météo se raccourcit fortement. Nous laissons donc de côté la première partie de la course pour faire la Mittellegi à la journée. Cadre grandiose garanti!

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La traversée de la Meije… un rêve se réalise

19, 20 et 21 juillet 2024

La majestueuse traversée de la Meije, avec le doigt de Dieu reconnaissable – © Max Fiorani

La traversée de la Meije…Quel alpiniste du coin n’en a pas déjà rêvé ?

Repérable de loin, à côté de son voisin le Râteau, elle s’élance du Grand Pic vers le Doigt de Dieu. Magnifique, fière, elle domine la vallée de la Romanche.

Notre guide Max demandait quelques mois plus tôt à Marjolaine, Marion RS, Marion B et Oriane à la fin du dernier weekend alpi-hivernal : 

‘Oh les filles, vous avez une idée pour votre sortie Grande Course de la deuxième année de votre cursus ? ’

La réponse était venue à l’unanimité, et presque automatiquement. Facile, ça fait 1 an déjà qu’elle trotte dans notre tête : ‘ La traversée de la Meije ce serait tellement génial !’. NB : Pour Oriane, c’est même depuis la journée des sélections qu’elle a annoncé qu’elle rêvait de faire cette course avec le GFHM.

Sera-t-on assez efficaces et expérimentées pour partir en cordées autonomes sur cette traversée ? Les conditions seront-elles au rendez-vous pour ce weekend ? Le temps sera-t-il stable ? Max, qui sera avec nous sur ce weekend sera-t-il aussi chaud que nous pour cette aventure ?

C’est avec toutes ces doutes que nous nous rapprochons de la deadline.

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La Dent du Géant, c’est Géant !

4 et 5 Juillet 2024

Coucher de soleil sur la Dent du Géant

Le Cervin, on en rêvait ! Mais ça sera pour une prochaine… La neige en altitude, nous fait renoncer à ce projet. Taratata, ce n’est que partie remise 😉 De toute façon, notre promo est devenue spécialiste des changements de plans de dernière minute ; on se décide généralement pas avant H-24. 

C’est donc sereines, qu’une petite partie de l’équipe, attend ces 2 jours bookés qui approchent à petits pas. Dernière prise de température auprès de la Chamoniarde et des routeurs météos, c’est décidé direction le Massif du Mont Blanc, et cette fois-ci sans nos guides. 

Les conditions sont bonnes sur les classiques et la météo s’annonce radieuse. E.N.F.I.N !!! Humhum, ne parlons pas trop vite,  c’était sans compter un petit invité surprise la veille du départ qui s’invite et pas qu’à moitié : Monsieur Vent du NW. Peu importe, la fenêtre de beau temps est là, et aucune de nous ne compte la laisser passer. 

RDV est donné aux Gaillands au petit matin, avec sous le coude divers topos étudiés sur le bassin du glacier du Géant. On passe le tunnel du Mont-Blanc la fleur au fusil avec une motivation à couper au couteau. En effet, pour certaines la consigne est donnée de s’acclimater (à suivre au prochain épisode…).

On embarque dans le Skyway côté Courmayeur chargées comme des mulets, direction la Pointe Helbronner. La course du jour n’est toujours pas définie, on se réserve le bénéfice du doute jusqu’en haut. Arrivées au terminus, un p’tit stop au refuge Torino pour confirmer notre venue. Là, on s’allège, on se concerte, on se décide : en route pour la Dent du Géant par la voie des Plaques Burgener. La perspective de grimper la face SW au soleil convint les troupes, malgré les hésitations dues aux rafales de vent à près de 60 km/h. 

L’approche se déroule sans encombre, la fraîcheur des températures pour la saison, nous simplifie la tâche. Le couloir d’accès est en top condition, bien qu’il soit tard dans la matinée, et l’arête de blocs est bien tracée, aucun risque de se tromper. En montant on s’offre même le luxe de doubler 2 cordées d’Espagnols (certes, un peu vexés :-D). On arrive dans le timing prévu au pied des difficultés. 

                 

A midi, la face est bien ensoleillée, malheureusement le vent, lui, n’a pas baissé et on se doute qu’il risque de nous accompagner une bonne partie de l’ascension. La première longueur nous met vite dans le bain. Oriane et Laura se désillusionnent rapidement de grimper la Dent en libre ; le granit chamoniard et les cotations sont exigeants et ont raison de nous dès les premiers mouv’. De plus, les gants sont de rigueur, sinon onglet assuré. Et impossible de s’imaginer en chaussons avec ce froid mordant. 

Heureusement, la fameuse corde, tant controversée, nous mâchera bien le travail. Quoi que… L4 et L5 nous donneront un peu de fil à retordre. Allé, un peu d’artif pour compléter la journée en beauté pour les premières de cordée. On arrive sur le fil débonnaire versant S qui nous offre une accalmie niveau courant d’air. 

Et paf de nouveau vent pleine face pour cocher le sommet et saluer la Madone à plus de 4000 mètres ! Un premier 4000 pour Laura, trop beau ! On n’est pas peu fières, une vue imprenable sur le massif s’offre à nous. Les Grandes Jorasses semblent à portée de main, la muraille nous paraît infranchissable… Au loin, se dessinent les Écrins avec la Barre et Reine Meije. 

Pas le temps de s’endormir sur nos lauriers, les rafales nous remettent à l’ordre comme il faut. C’est pas le tout, mais va falloir attaquer les rappels. Notre Marion, se met en mode machine. En 2.2, elle nous installe 3 rappels qui nous déroulent efficacement jusqu’au pied de la voie. Encore quelques minutes de concentration pour la descente jusqu’au glacier avant de savourer notre petite victoire. Arrivée en bas de la rimaye on peut enfin souffler. On est trop heureuses. 

Au pied de la rimaye

Les thermiques de la vallée viennent nous envelopper. Le vent nous pousse jusqu’au refuge, comme il nous aura accompagné toute la journée.

Lumière du soir, bonsoir…
Retour dans la brume…

A Torino, on ne nous attendait plus. Mais c’était mal nous connaître !! D’autres cordées retardèrent pointent également le bout de leur nez. Le refuge est complet et la cuisine est fermée. Notre enthousiasme légendaire détend l’atmosphère, et finalement tous les alpinistes sans lits se retrouvent conviées dans l’ancien refuge. On a même le droit à des fruits et du pain en guise de souper. 

Dans notre petite chambre privative on se repasse en boucle notre voie, nos pépites et râteaux respectifs. A cette heure tardive, la fatigue et le manque d’acclimatation commencent à se faire sentir. Faut dire qu’on était davantage habituées aux falaises du sud de la France ces derniers temps qu’aux hauteurs alpines. 

Descente par 200 escaliers dans l’ancien refuge
 Ancien refuge Torino

Au réveil, les troupes sont revigorées. Le ciel est bleu comme jamais et le vent est tombé. Après hésitations et aux vues de la fréquentation de la journée, on préfère réviser les manips de secours en crevasses et explorer la vallée blanche, plutôt que de partir sur une autre course. On devine dans l’ombre les cordées sur la Dent du Géant telle une procession.  Pas de doute, nos conditions étaient moins favorables que par une si belle journée d’été, mais on l’aura eu rien que pour nous, et ça c’est vraiment Géant ! 

Marjolaine, Laura, Marion B et Oriane

PS : Marion RS réalise la même course 5 jours plus tard. Les filles du demi-groupe du weekend Grande Course prévu les 19, 20, 21 juillet sont donc toutes acclimatée pour notre projet. Reste plus qu’à croiser les doigts pour la météo …