La traversée de la Meije…Quel alpiniste du coin n’en a pas déjà rêvé ?
Repérable de loin, à côté de son voisin le Râteau, elle s’élance du Grand Pic vers le Doigt de Dieu. Magnifique, fière, elle domine la vallée de la Romanche.
Notre guide Max demandait quelques mois plus tôt à Marjolaine, Marion RS, Marion B et Oriane à la fin du dernier weekend alpi-hivernal :
‘Oh les filles, vous avez une idée pour votre sortie Grande Course de la deuxième année de votre cursus ? ’
La réponse était venue à l’unanimité, et presque automatiquement. Facile, ça fait 1 an déjà qu’elle trotte dans notre tête : ‘ La traversée de la Meije ce serait tellement génial !’. NB : Pour Oriane, c’est même depuis la journée des sélections qu’elle a annoncé qu’elle rêvait de faire cette course avec le GFHM.
Sera-t-on assez efficaces et expérimentées pour partir en cordées autonomes sur cette traversée ? Les conditions seront-elles au rendez-vous pour ce weekend ? Le temps sera-t-il stable ? Max, qui sera avec nous sur ce weekend sera-t-il aussi chaud que nous pour cette aventure ?
C’est avec toutes ces doutes que nous nous rapprochons de la deadline.
Le Cervin, on en rêvait ! Mais ça sera pour une prochaine… La neige en altitude, nous fait renoncer à ce projet. Taratata, ce n’est que partie remise 😉 De toute façon, notre promo est devenue spécialiste des changements de plans de dernière minute ; on se décide généralement pas avant H-24.
C’est donc sereines, qu’une petite partie de l’équipe, attend ces 2 jours bookés qui approchent à petits pas. Dernière prise de température auprès de la Chamoniarde et des routeurs météos, c’est décidé direction le Massif du Mont Blanc, et cette fois-ci sans nos guides.
Les conditions sont bonnes sur les classiques et la météo s’annonce radieuse. E.N.F.I.N !!! Humhum, ne parlons pas trop vite, c’était sans compter un petit invité surprise la veille du départ qui s’invite et pas qu’à moitié : Monsieur Vent du NW. Peu importe, la fenêtre de beau temps est là, et aucune de nous ne compte la laisser passer.
RDV est donné aux Gaillands au petit matin, avec sous le coude divers topos étudiés sur le bassin du glacier du Géant. On passe le tunnel du Mont-Blanc la fleur au fusil avec une motivation à couper au couteau. En effet, pour certaines la consigne est donnée de s’acclimater (à suivre au prochain épisode…).
On embarque dans le Skyway côté Courmayeur chargées comme des mulets, direction la Pointe Helbronner. La course du jour n’est toujours pas définie, on se réserve le bénéfice du doute jusqu’en haut. Arrivées au terminus, un p’tit stop au refuge Torino pour confirmer notre venue. Là, on s’allège, on se concerte, on se décide : en route pour la Dent du Géant par la voie des Plaques Burgener. La perspective de grimper la face SW au soleil convint les troupes, malgré les hésitations dues aux rafales de vent à près de 60 km/h.
L’approche se déroule sans encombre, la fraîcheur des températures pour la saison, nous simplifie la tâche. Le couloir d’accès est en top condition, bien qu’il soit tard dans la matinée, et l’arête de blocs est bien tracée, aucun risque de se tromper. En montant on s’offre même le luxe de doubler 2 cordées d’Espagnols (certes, un peu vexés :-D). On arrive dans le timing prévu au pied des difficultés.
Progression sur le glacier @GFHM
On s’équipe @GFHM
Au pied de la voie @GFHM
A midi, la face est bien ensoleillée, malheureusement le vent, lui, n’a pas baissé et on se doute qu’il risque de nous accompagner une bonne partie de l’ascension. La première longueur nous met vite dans le bain. Oriane et Laura se désillusionnent rapidement de grimper la Dent en libre ; le granit chamoniard et les cotations sont exigeants et ont raison de nous dès les premiers mouv’. De plus, les gants sont de rigueur, sinon onglet assuré. Et impossible de s’imaginer en chaussons avec ce froid mordant.
Heureusement, la fameuse corde, tant controversée, nous mâchera bien le travail. Quoi que… L4 et L5 nous donneront un peu de fil à retordre. Allé, un peu d’artif pour compléter la journée en beauté pour les premières de cordée. On arrive sur le fil débonnaire versant S qui nous offre une accalmie niveau courant d’air.
Pas chaud, chaud @GFHM
THE corde fixe @GFHM
Arrivée sur le fil @GFHM
L4 pas si évidente en grosses @GFHM
Et paf de nouveau vent pleine face pour cocher le sommet et saluer la Madone à plus de 4000 mètres ! Un premier 4000 pour Laura, trop beau ! On n’est pas peu fières, une vue imprenable sur le massif s’offre à nous. Les Grandes Jorasses semblent à portée de main, la muraille nous paraît infranchissable… Au loin, se dessinent les Écrins avec la Barre et Reine Meije.
Notre Lolo tout sourire avec la Madone @GFHM
Les cordées en différé au sommet : Laura et Marjo @GFHM
Les cordées en différé au sommet : Oriane et Marion @GFHM
Pas le temps de s’endormir sur nos lauriers, les rafales nous remettent à l’ordre comme il faut. C’est pas le tout, mais va falloir attaquer les rappels. Notre Marion, se met en mode machine. En 2.2, elle nous installe 3 rappels qui nous déroulent efficacement jusqu’au pied de la voie. Encore quelques minutes de concentration pour la descente jusqu’au glacier avant de savourer notre petite victoire. Arrivée en bas de la rimaye on peut enfin souffler. On est trop heureuses.
Au pied de la rimaye
Les thermiques de la vallée viennent nous envelopper. Le vent nous pousse jusqu’au refuge, comme il nous aura accompagné toute la journée.
Lumière du soir, bonsoir…
Retour dans la brume…
A Torino, on ne nous attendait plus. Mais c’était mal nous connaître !! D’autres cordées retardèrent pointent également le bout de leur nez. Le refuge est complet et la cuisine est fermée. Notre enthousiasme légendaire détend l’atmosphère, et finalement tous les alpinistes sans lits se retrouvent conviées dans l’ancien refuge. On a même le droit à des fruits et du pain en guise de souper.
Dans notre petite chambre privative on se repasse en boucle notre voie, nos pépites et râteaux respectifs. A cette heure tardive, la fatigue et le manque d’acclimatation commencent à se faire sentir. Faut dire qu’on était davantage habituées aux falaises du sud de la France ces derniers temps qu’aux hauteurs alpines.
Descente par 200 escaliers dans l’ancien refuge
Ancien refuge Torino
Au réveil, les troupes sont revigorées. Le ciel est bleu comme jamais et le vent est tombé. Après hésitations et aux vues de la fréquentation de la journée, on préfère réviser les manips de secours en crevasses et explorer la vallée blanche, plutôt que de partir sur une autre course. On devine dans l’ombre les cordées sur la Dent du Géant telle une procession. Pas de doute, nos conditions étaient moins favorables que par une si belle journée d’été, mais on l’aura eu rien que pour nous, et ça c’est vraiment Géant !
Marjolaine, Laura, Marion B et Oriane
PS : Marion RS réalise la même course 5 jours plus tard. Les filles du demi-groupe du weekend Grande Course prévu les 19, 20, 21 juillet sont donc toutes acclimatée pour notre projet. Reste plus qu’à croiser les doigts pour la météo …
On l’attend avec impatience, le début d’été marque le moment du week-end “Grande course” en demi-groupe. Mais le soleil a quelque peu quitté la promo du soleil pour ce dernier : on fait des plans A,B,C, en Suisse, en France, dans différents massifs, mais rien n’y fait : la tempête est annoncée, il y a encore énormément de neige en altitude,et malgré tout notre bonne volonté, nous décidons de reporter au moins deux jours en Septembre. Seb nous propose de maintenir tout de même la journée du lundi, qui s’annonce meilleure… du moins sur le papier.
Rebelote, on imagine différents plans, de manière à contenter tout le monde en termes de trajet et d’envie de course : et oui, c’est ça aussi le GFHM, beaucoup d’organisation et de logistique en amont de chaque week-end. Finalement, on arrêtera notre choix sur les Petites Aiguilles d’Argentière, situées non loin du col de Glandon : la fenêtre météo semble bonne, nous avons plusieurs courses en tête en fonction des conditions sur place, bref le feu est au vert ! Il passera vite au orange quand on verra les nuages accrochés en altitude, puis au rouge lorsque l’averse nous surprendra sur la route : qu’à cela ne tienne, armés de nos gâteaux maisons, on s’abrite dans un café pour faire un point prévision météo et préparation de course, ou encore sur les dernières recommandations de construction de relais.
Ambiance au parking @GFHM
Repérage de la course dès que le brouillard nous le permet @GFHM
Une fois la pluie passée, direction le col du Glandon : brouillard et grand frais nous accueillent, on hésite, mais après tout, on est pas venues pour rien ! Direction les Petites Aiguilles d’Argentière, on s’oriente dans le brouillard, on compare la carte au terrain, on apprend déjà énormément. Une fois au pied, nous décidons de nous lancer sur la traversée des Aiguilles : cette course est parfaite pour mettre en application tout ce que nous avons pu apprendre depuis 1 an et demi (déjà!!!!!!!!!) : encordement en fonction du type de terrain, pose de protection, gestion de l’itinéraire, tout cela en étant rapide et efficace.
Progression sur les Aiguilles, comme des chamois ! @GFHM et Seb Escande
Progression sur les Aiguilles, comme des chamois ! @GFHM et Seb Escande
La course se déroule bien, Seb nous donne des conseils tout du long mais nous laisse la main sur la gestion : on sent qu’on a quand même bien progressé ! Une tempête de ciel bleu nous fera même l’honneur de sa présence sur une bonne partie de la course.
On plie bagages au coup de Sabre @Seb Escande
Arrivées au Coup de Sabre du Piniolet, il est déjà 16h30, deux choix : continuer la course et arriver à pas d’heure, ou bien redescendre. On est unanimes : on s’est levées tôt, la suite s’annonce longue, on décide d’en rester là pour aujourd’hui. On fera tout de même un atelier construction de relais sur friends et câblés, avant de s’attaquer à la redescente, dans une neige bien molle hyper propice au ski !
Redescente dans une neige parfaite ! et pose de corde sur becquet pour assurer une descente @Seb Escande
On finira cette journée en beauté en rendant visite à un stagiaire de Seb habitant dans la vallée qui possède un atelier de tournage sur bois qu’on aura l’honneur de visiter, un vrai régal pour les yeux !
L’idée était lancée dès la fin de Août 2023; suite au succès du Summer Camp 2023 de la Bérarde, nous avions qu’une hâte : recommencer en 2024. On vise Aile Froide, on en parle à chaque fois que l’on se voit. On cale les dates, plus tôt que la saison passée histoire d’avoir des courses en mixte (et oui Eté 2023, il fallait viser juin/juillet pour avoir de la neige). Ce sera mi-juin. On invite nos amis à se joindre à nous, on fait des listes des courses souhaitées. On en rêve. Le mois de mai arrive, il neige, encore, encore … et encore… Quelle année exceptionnelle d’enneigement ! C’est pas mal pour nos glaciers préférés mais on commence à voir rouge pour les conditions des courses en Haute-Montagne. On élimine les courses en rochers, une bonne partie de celles en mixte… reste les courses en neige… avec les skis de randonnées et les grandes voies en « basse altitude ».
Début juin, on affine nos prévisions météos, plus le départ se rapproche, plus le soleil s’annonce soit en Normandie, soit … dans les Calanques. On hésite… beaucoup… beaucoup… Est-ce que l’on tente les quelques éclaircies possibles dans les Haute-Alpes? Ou est-ce que l’on vise le soleil mais on abandonne l’altitude, la neige et nos grandes courses rêvées ? Après de nombreux retournements de plans (y compris certains passant par l’Italie), la décision est tranchée la veille du départ : les modèles météos sont trop incertains et on a besoin de soleil = départ pour les Calanques. On aura finalement eu raison, d’importants orages auront rendus les accès aux refuges coté Aile Froide difficiles cette semaine-là. La décision aura été longue à prendre, s’organiser à 6 n’est pas aisé. On en retient de beaux apprentissage pour la préparation et la prise de décision de notre future expédition.
On se retrouve presque toutes le samedi soir. Karine nous rejoins le lundi, et nos amis arrivent au compte-goutte après ce changement de dernière minute. Merci à Greg, Paulo, Estelle et Maureen de nous avoir suivi dans nos allers-retours décisionnels et de nous avoir rejoins jusque dans les Calanques.
Le programme est simple : Grande voie en Trad ou en équipé tous les jours. On vous présente ci-dessous les quelques photos avec les noms de nos réalisations.
J1 : Arrivée en fin d’après-midi et départ pour la Calanque En Vau
En Vau – Le Pouce normal – Trad (5c)
Marjolaine et Laura
En Vau – Super Calanques (variante 6a)
Marion RS et Marion B
J2 : Greg et Oriane nous rejoignent, on flirte avec la pluie en couenne dans le Secteur de la ZI à Sormiou
J3 : On passe la journée à Sormiou et retrouvons Karine et Paulo en fin d’après-midi
Morgiou – La grande traversée du Bec (6a)
Morgiou – La grande traversée du Bec (6a)
Morgiou – puis sortie par Iéna (6a+)
Morgiou – puis sortie par Iéna (6a+)
Marjolaine, Laura, Oriane, Greg, Marion RS et Marion B
Morgiou – Choukakawa (variante 6b)
Morgiou – Choukakawa (variante 6b)
Paulo et Karine rejoins sur la fin par les Marion(s)
J4 : Cap sur Cap Canaille
Cap Canaille – Cyrano (6c)
Cap Canaille – Cyrano (6c)
Cap Canaille – Cyrano (6c)
Laura, Karine, Estelle, Oriane et Greg
Cap Canaille – Ouvreur de bouse (5c+)
Cap Canaille – Ouvreur de bouse (5c+)
Marion RS, Marjolaine, Paulo et Marion B
J5 : Chacun sa calanque
L’équipe A part pour Morgiou et son célèbre Aven ou Lagon bleu; alors que l’équipe B retourne à En Vau faire du Trad.
Morgiou – Aven ou Prends moi sec au-dessus du Lagon Bleu (6a)
Morgiou – Aven ou Prends moi sec au-dessus du Lagon Bleu (6a)
Morgiou – Aven ou Prends moi sec au-dessus du Lagon Bleu (6a)
Laura, Paulo, Estelle, Greg et Marion B
En Vau – Le pouce normal (Trad 5c)
Marion RS et Oriane
Karine et Marjolaine assistent à un secours depuis
Arête save intégrale (semi trad 6a+)
L’équipe B
J6 : Dernier jour pour une partie de l’équipe
En Vau – Calendal (6a+)
Pour Estelle, Oriane et Marjoliane
En Vau – Le doigt de dieu intégral (semi trad 6b)
pour Marion RS, Marion B et Paulo
L’Oulle – Les croulants (Trad 6a+)
L’Oulle – Les croulants (Trad 6a+)
L’Oulle – Les croulants (Trad 6a+)
L’Oulle – Les croulants (Trad 6a+)
Laura, Karine et Greg
J7 : La moitié de l’équipe part, l’autre reste
Cap Canaille – Cioa Bella (6b+)
J8 : Clap de fin pour Oriane et Greg avec Sémaphore : Bienvenu chez Damocles dans le secteur de cap Canaille. Un magnifique 6c long et esthétique après 7 jours de grimpe. Bravo à eux.
Karine, Estelle, Paulo, Marjolaine, Oriane, Greg, Laura, Maureen, Marion B et Marion RS
Le weekend « Mixte » en demi-groupe approche à grands pas. Comme à notre habitude, à quelques jours du jour J, les esprits s’échauffent et les propositions de courses fusent dans tous les sens. Entre les skieuses pas prêtes à ranger leurs skis, les glaciéristes revigorées par le coup de froid récent, et les falaisistes qui ont déjà la tête dans les projets de grimpe, le choix n’est pas aisé. De plus, pas si facile de composer avec les quantités de neige en altitude et la chaleur du printemps en plaine pour trouver une course adaptée au thème du weekend.
A quelques heures à peine du rdv, revirement de situation ; la météo incertaine en montagne pousse nos guides à opter pour un plan safe. Aussi, l’envie de se retrouver toutes les 8 avec nos 2 guides réunis, balaye d’un revers de manche tous les autres projets. Fini les demi-groupes, les sommets mythiques, les skis, les piolets traction, et tout le tintouin… Rdv est donné dans un massif de moyenne altitude, pour une course sauvage, comme les aime tant Seb. Après nos retrouvailles verdonesques placées sous le thème de la verticalité, place à l’horizontalité avec près de 5 kms de crêtes et d’arêtes enneigées, ponctués d’un bivouac à mi-parcours.
Vue intégrale de notre traversée des arêtes du Grand Armet dans le massif du Taillefer @GFHM
Pour la plupart d’entre nous, exceptée pour notre Lolo AMM, c’est une grande première de bivouaquer dans la neige. Le leitmotiv de nos guides pour notre préparation expresse : L.E.G.E.R.T.E !!!
>1er objectif : tout faire rentrer dans un sac de 30L. On réquisitionne les jetboil des copines ; les matelas et duvets light des copains ; on file acheter des lyoph ; on cherche des tarps (bon ça on aura beau chercher, on n’a pas… Merci à Lolo et Seb de nous les avoir dépannés pour le weekend).
>2è objectif : maintenant que tout est rentré dans le sac, va falloir y porter !!!
Ça y est, on est prêtes pour l’aventure avec un grand A !
Derniers préparatifs sur le parking Moulin Vieux dans le vallon de Vaunoire @GFHM
Après un transfert de voitures, départ samedi matin en direction de la cabane de Combe Oursière, bien chargées, malgré toute notre bonne volonté d’être minimalistes. Une pause pique-nique s’impose à la cabane pour faire le plein en eau et se délester d’un premier casse-croute.
De là, nous laissons le sentier de randonnée, pour des sentes peu marquées et péteuses, avant d’atteindre la neige aux alentours du Col.
Place aux crampons et piolets pour une traversée de corniches vertigineuses, jusqu’à atteindre notre emplacement de bivouac. L’ambiance entre soleil et thermiques nous offre un spectacle digne d’un monde imaginaire de blanc vêtu. On en profite pour réviser les différents types de progression, ainsi que la pose de protection, afin d’être le plus efficaces possible le lendemain.
Montée au Col de Combe Oursière @GFHM
Progression sur l’arête @GFHM
On continue @GFHM
Corniches effilées sur les crêtes de la Grisonière @GFHM
Aux alentours des 18h, nous atteignons le sommet du Grand Armet. La purée de poids a fait son apparition. On décide unanimement de construire notre bivouac, ici à 2792m. Max et Lolo sont les maitres d’œuvre : rien n’est laissé au hasard. Coin dodo, salle à manger et même toilettes sortent de neige grâce à l’effort collectif. Les estropiées sont gracieusement dispensées de pelletage. Seb s’active à faire fondre de l’eau pour remplir les gourdes avec pas moins de 4 réchauds !! Un vrai chantier ! Une fois le camp de base établi, place à l’apéro. Il n’y a pas à dire, c’est ambiance. Il ne fait pas si chaud, mais les sourires et anecdotes de chacun réchauffent les troupes. A peine le crépuscule tombé, la nuit devient claire, et quelques chanceuses pas encore sous le duvet pourront admirer les étoiles.
Séance pelletage @GFHMPrêtes à dormir @GFHMQuelques minutes plus tard @GFHMConstruction de la salle à manger @GFHM
Dimanche matin, réveil avec levé de soleil sur les Ecrins. Au loin se dessine le massif du Mont Blanc enlacé d’un voile nuageux, signe de mauvais temps dans les Alpes du Nord. On a bien choisi notre destination, ici, le ciel bleu domine. La nuit ne fut pas très revigorante, exceptée pour nos 2 guides habitués des bivouacs. Entre l’excitation de la course pour certaines et le froid pour d’autres, le sommeil n’a été que de courte durée. Rien n’y fait, la motivation et l’enthousiasme des troupes est au beau fixe. Finalement pas d’orteils de perdus, on peut continuer la course sans embûche ;-D Une dernière photo de groupe au sommet une fois le bivouac plié, et c’est parti pour un sacré voyage à travers les Cimes !
Réveil @GFHM
Levé de soleil @GFHM
Petit déjeuner @GFHM
La nuit ne fut pas très revigorante, exceptée pour nos 2 guides habitués des bivouacs. Entre l’excitation de la course pour certaines et le froid pour d’autres, le sommeil n’a été que de courte durée. Rien n’y fait, la motivation et l’enthousiasme des troupes est au beau fixe. Finalement pas d’orteils de perdus, on peut continuer la course sans embûche. Une dernière photo de groupe au sommet une fois le bivouac plié, et c’est parti pour un sacré voyage à travers les Cimes !
La course ne présente pas de grandes difficultés techniques, cependant elle exige une concentration de tous les instants. Dans ce genre de terrain peu protégeable, l’erreur est souvent impardonnable. Nos 4 cordées progressent efficacement sur le fil. On prend conscience du chemin parcouru depuis une année. Les guides nous font confiance pour assurer le lead, malgré un regel médiocre dans certaines portions. Avant d’atteindre le Petit Armet, 3 petites portions nous offrent la possibilité de tirer des longueurs de mixte grimpantes. Pour le reste, nous évoluerons corde tendue ou en laisse sur le fil des arêtes. A défaut de faire l’itinéraire intégral nécessitant 2 à 3 jours pour des alpinistes aguerris (cf. topo : Alpinisme Hivernal en Dauphiné Tome 1 de Sébastien Escande & Jérôme Weiss), nous nous contenterons de la variante N>S avec un échappatoire par le Rocher Rond, après avoir atteint le Grand Vent. Cette option nous aura permis de nous limiter à la section la plus intéressante techniquement, dixit Seb, parsemée de corniches et de passages rocheux. S’ensuit une longue descente, comme nous le réserve les massifs éloignés, jusqu’au petit village du Lavaldens.
Sur le fil @GFHM
Section mixte, le crux de la voie @GFHM
Quelques pas de grimpe @GFHM
On s’approche de la fin@GFHM
Après une année passée ensemble, un premier bilan se dessine. Nous avons eu la chance indéniable de découvrir toutes les disciplines de l’alpinisme grâce au GFHM. A présent, les affinités avec la verticalité et/ou les courses d’arêtes, dans des massifs parcourus ou plus ou moins reculés, avec du terrain montagne ou des parois compactes, prennent formes pour chacune d’entre nous. On prend conscience qu’il y a probablement autant de formes de pratiquer la montagne que de montagnardes, et que l’important c’est de savoir toucher à tout, mais de privilégier ce qu’on aime. Déjà les esprits sont tournés vers le prochain weekend « Grande Course » en demi-groupe pour clôturer la saison estivale avec nos guides en beauté. D’ici là, bon printemps et à bientôt !
La descente du Grand Armet @GFHM
Laura, Caro, Estelle, Marion RS, Karine, Marjo, Marion B et Oriane
C’est après une année d’apprentissage, de rigolade et de partage que l’on se retrouve. Cette fois-ci, direction le Verdon pour parcourir ses magnifiques voies. Magnifiques, mais qui font trembler, car elles ont la réputation d’être plutôt plein gaz avec des points assez espacés.
C’est à pas d’escargot qu’une première partie de la team part mercredi. Les voitures sont bien chargées… tentes, guitare, gâteaux… on sent que le rythme sera plus tranquille que pour les week-end d’alpi.
On profite des looooongs bouchons de ce weekend de l’Ascension pour étudier les voies avec une arrivée tardive au camp de base : le camping de la Palud-sur-Verdon.