Weekend d’intégration au Ruitor

Refuge du Ruitor – 23&24 février 2019

Échantillon de pépites de trois promos du GFHM au refuge du Ruitor – © Amel Gendron

Il y a des week-ends comme ça où vous savez que ça va être dur. Le réveil sonne à 5h30 le samedi matin, vous avez des cernes jusqu’au cou, vous loupez la sortie d’autoroute (et la prochaine est à 11km !), vous avez le tonus musculaire digne d’un calamar mort et vous êtes essoufflée rien qu’en enfilant vos chaussures de ski. Bref, vu comme ça, c’est pas gagné. Mais là, vous retrouvez sur le parking trois générations de GFHM surmotivées, avec un sourire jusqu’aux oreilles, des victuailles qui débordent des sacs (« bah oui, faut bien monter l’apéro ! »), une tempête de ciel bleu qui s’annonce pour le week-end et vous vous dites que tout va bien se passer.

            Refuge du Ruitor et découverte du terrain de jeu-  © GFHM&Severine Stemmer

C’est donc ainsi que commence notre week-end intergénérationnel avec au programme deux jours autour du refuge du Ruitor en Tarentaise. Celui-ci n’étant pas encore gardé, nous montons juste le minimum vital pour deux jours, c’est-à-dire 10 kg de fromage, 6 gâteaux et 5 litres de bière ainsi que le matériel de glacier ; autant dire que le sac pèse le poids d’un âne mort (« c’est plus pratique que s’il avait été vivant ! »). Les anciennes, elles, ont des sacs tout petits et tout mignons desquels elles sortent une quantité de choses incroyable. Bref, il y a des progrès à faire en optimisation pour les nouvelles recrues ! Arrivées au refuge situé à 2 035 mètres d’altitude, c’est la première claque du week-end : le refuge est une petite merveille en pierres logée au fond d’un vallon avec un immense terrain de jeu qui s’ouvre devant nous. Nous vidons nos sacs de Mary Poppins (Marie n’en finit plus de sortir du fromage, on a la réponse à nos interrogations puisque jusque-là on se demandait pourquoi son sac ressemblait plus à la tour de Pise qu’à un sac de rando !) et nous voilà reparties pour le col de Montseti à 2 529 mètres histoire de pouvoir tracer un peu dans ce décors de rêve.

Arrivée au col de Montséti – © GFHM
Descente de cinéma du col de Monséti – © GFHM

Une fois revenues au refuge on enchaîne avec les interviews des « jeunettes » au coucher de soleil pour préparer une surprise à découvrir à la fin des deux ans, puis avec un apéro (qui ressemblait à lui seul à un repas), une marmite de pâtes et des anecdotes croustillantes des anciennes promos ; c’est repues et comblées que nous allons nous coucher.

Coulisses d’un projet qui aboutira dans 2 ans ! © GFHM

Le lendemain matin nous quittons le refuge à 7h30 direction la Tête du Ruitor, sommet italien culminant à 3 486 mètres. Nous avons opté pour un itinéraire en boucle: montée par le glacier du Grand et descente par le glacier de l’Invernet. C’est certes plus long, mais ça nous permet d’éviter les pentes à 40° en neige béton de bon matin (« hé oh je ne skie pas en ville moi ! »). Les anciennes nous donnent des conseils, nous soutiennent lors des baisses de régime ou des passages un peu plus techniques : ça se voit qu’elles sont devenues de super encadrantes !

Montée à la Tête du Ruitor –© GFHM

Arrivées au col des Vedettes, c’est la deuxième claque du week-end : le panorama à 180° est tout simplement époustouflant. La dernière partie sur le glacier est interminable, heureusement qu’on a de quoi discuter !

Vue depuis l’arête de l’Invernet – © Severine Stemmer
La Tête du Ruitor à portée de skis © Severine Stemmer

Un dernier petit effort et nous atteignons le sommet vers 12h30 (Marion et Amel ont décidé de le faire deux fois par deux voies différentes, « comme ça on ne sera pas venues pour rien ! »). La vue depuis ce sommet italien est à couper le souffle: 360º de belles montagnes enneigées et des sommets mythiques comme le Mont Blanc et le Cervin à portée de main. On partage ce moment magnifique au sommet avec nos colocs du refuge arrivés juste après nous et avec quelques italiens montés depuis le versant est. Un petit bisou à la vierge et nous voilà reparties pour la descente. En fait non, faux espoir : un repeautage s’impose pour rejoindre le col des Vedettes. Tanya a déjà remis ses deux peaux, desserré ses chaussures et mangé un sandwich au pâté que nous n’avons même pas le temps d’ouvrir notre sac.  Il va falloir gagner en efficacité !

La vierge regarde les Alpes Italiennes-© GFHM   Premier 3000m pour la nouvelle promo © GFHM

Le timing est parfait, la neige a eu le temps de décailler et la fabuleuse descente de 2300 mètres de dénivelé jusqu’au parking nous scotche le sourire aux lèvres. Sacré week-end !

Merci mille fois aux anciennes promotions pour ce week-end fabuleux hors du temps, de cet esprit de cordée et de solidarité si particulier. Nous sommes plus que ravies d’avoir rejoint la famille du GFHM qui nous l’espérons, pourra encore s’agrandir dans les prochaines années.

Un grand merci également à Léo et à Olivier pour nous avoir accompagnées ce weekend avec leur bonne humeur, leurs appareils photos et leurs caméras pour immortaliser ces moments dans un décor de rêve.  

Zoé avec Lara, Marie et Marion de la nouvelle promotion et Amel, Christine, Pauline, Séverine et Tanya des anciennes promotions